dimanche 20 novembre 2005
Dans ma tour de feu...
Les semaines qui suivirent le départ de Christophe furent stressantes, je me sentais épiée.
Je ne sus que plus tard qu'il me filait, qu'il dormait sur le palier, devant notre appartement, il guettait le moindre mouvement, les yeux rivés sur ma fenêtre…
Mon père finit par trouver un autre logement, plus proche de son travail.
Nous passâmes de banlieusards à parisiens.
C'était au 16ème étage d'une immense tour.
J'aimais la sensation grisante de regarder tout en bas et de plonger mon esprit dans le vide.
J'aimais prendre le métro et d'avoir un milliers de destination à choisir!
Je sillonnais toute cette gigantesque toile d'araignée du nord au sud, d'est en ouest…
Maman avait repris le travail et mes deux frères allaient au collège.
Je me retrouvais souvent seule.
Je ne supportais pas cette solitude.
Mais je savais que bientôt je ne serais plus "une", je serais "deux".
En attendant, je recherchais la compagnie des passagers de la RATP: incognito.
J'aimais être dans le rang des inconnus.
Etrangère face à des étrangers.
Tous ensemble dans la même direction, tous suivant le même rythme avec nos têtes et pourtant tous différents.
J'aimais scruter leurs visages impassibles et deviner leurs vies.
Lorsque certains se sentaient observés, et croisaient mon regard, je ne détournais pas le mien.
Je souriais, la plupart me rendaient mon sourire et cela me réchauffait l'âme.
Bien entendu, j'évitais soigneusement les hommes louches, et ceux entre 15 et 60 ans.
Le soir je retrouvais mes frères, Jonathan n'allait pas très bien, il vivait assez mal le collège. J'essayais de le réconforter du mieux que je le pouvais, mais il se renfermait dans sa coquille.
Mes parents l'envoyèrent chez un psychothérapeute, qui découvrit qu'il avait un QI très largement supérieur à la moyenne.
En échec scolaire, je pensais que cela le réconforterait, que c'était la preuve qu'il n'était pas idiot, mais il se renferma d'avantage.
Il n'alla plus au collège et passait son temps sur l'ordinateur de notre père.
C'était la seule chose qui le calmait.
Parfois il se baladait avec sa batte de baseball dans l'appartement et frappait les murs.
Il me terrorisait dans ces moments-là.
Je le sentais perdre pied, j'aurais voulu le prendre dans mes bras et calmer tous les tourments de son esprit, mais il refusait même la tendresse…
Mon autre frère, Marc commençait à avoir de mauvaises fréquentations.
Je le surpris un soir fumant dans sa chambre.
Complice, je me tus.
On aimait discuter des heures devant sa fenêtre, regardant la nuit tomber et lumières s'allumer une à une.
On n'aimait pas parler de l'avenir, on n'aimait pas parler du passé, juste de nos impressions sur le monde.
Il écrivait beaucoup de textes.
En particulier sur une fille qui était son premier amour et qui l'avait rejeté.
Il avait beaucoup de mal à s'en remettre et je le réconfortais du mieux que je pouvais.
Il aimait s'habiller avec le treillis et les rangers de notre père, son bombers, il s'était rasé la tête et mettais une casquette militaire.
Il voulait ressembler à quelqu'un de fort, alors que son cœur saignait.
Il voulait paraître nonchalant, non concerné par sa peine alors qu'il aurait voulu mourir.
Je ressentais toute sa douleur et aurais donné n'importe quoi pour la porter à sa place.
Petits, on avait tout partagé, nos jouets, nos bêtises, nos fou-rires, nos chagrins.
Lui plutôt réservé, moi plutôt délurée.
Avec 18 mois d'écart, on se ressemblait tellement physiquement que tous les gens nous prenaient pour des jumeaux!
Amusés par cela, on essayait de s'habiller avec les même couleurs, de parler de la même façon.
Jumeau en apparence, la pré adolescence brisa notre gémellité intérieure.
Il ne supportait pas que je puisse être amoureuse, surtout que généralement il s'agissait de ses copains!
Moi le cœur d'artichaut, qui m'attachais au moindre sourire, à la moindre marque d'attention, j'aurais voulu que la terre entière m'aime.
J'aurais voulu que tout le monde sache à quel point je les aimais…
Je voulais un prince charmant, je voulais qu'on m'aime…
Et mon frère détestait cette partie-là de moi.
Lui si réservé et discret ne pouvait comprendre mon dynamisme et mon exubérance.
Moi je le comprenais, c'était la seule chose qui comptait à mes yeux, même si j'avais de la peine de me sentir jugée.
Ma grossesse l'attendrissait et c'est un peu grâce à elle que nous avons pu renouer le dialogue.
Il se sentait concerné par la moindre de mes douleurs, le moindre de mes chagrins.
Mais je ne pus tous les lui raconter, car ç'aurait été remuer le couteau dans mes blessures encore fraiches...
Commentaires
ben !
j'avais mis un commentaire ici , pouarf ! il n'est pas passé !!!
alors je disais ben je ne sais plus trop ce que j'ai dis en fait !
que c'était beau à lire cette famille proche et soudée tes frères qui s'inquietaient et tout ça
et en même temps on sent la detresse et on a peur pour ce petit bébé à venir avec tout ce stress autour
la suiteeeeeeee !!!
oui, la suite ! vite !
c'est chouette d'avoir des frères quand même...
Mon Abstruse, lol, ça buggait par chez moi ce matin! La suite très vite! Et tu vas être surprise de l'énorme point commun que tu trouveras...;0)
Noisette, voui!! C'est génial les frangins, c'est clair...
il etait temps lol
il etait temps que ca beug plus....MDR
j'ai essayer de te mettre des comm hier mais impossible ca cliquai pas sur le lien...bizarre!!!! enfin c'est pas grave tout ca ;p
au fait j'espere que ta pas oublier l'anniv de marie ca lui ferai de la peine si tu avais oublier, mais je crois que jai pas trop de soucis a me faire de ce coté la...et le tien c'est quand deja???
a part ca je vois que tu as trouver refuge chez tes freres c'est bien il n'y a rien de tel que la fraternité pour se soutenir j'en sais quelque chose...ils mont bien souvent ecouter meme sil ne pouvaient me conseiller...et jai fait de meme!!
j'attend la suite avec impatience
gros bisous qui fait moua
Meuh voui! j'a pensé à l'annif de Marinette!!
Impossible de l'oublier, c'est le même jour que celui de mon ch'tit franginou... ;-)
hannnnnnn
alors euhhhhhhh la suiiiiiiiiite
rires
kikou
un pt kikou de marmande mé cet foi c po penden lé cour mdr!!!!!
L'imparfait
S'il vous plait, contester dans voutre page web, le imparfait avec choisir etdanser, merci beaucoup
je suis mexicaine, je m'appelle Lucy gosniet, j'ai 15 ans,
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